Comment créer un guide PDF au rendu pro : outils, bons plans et astuces du système D

Comment créer un guide PDF au rendu pro : outils, bons plans et astuces du système D

On ne va pas se leurrer.

Si vous avez cliqué sur le titre de cet article…

Si vous êtes en train de lire ces lignes…

… c’est parce que, ce qui vous intéresse, c’est surtout la mise en page de votre future guide.

Surement pas du blabla sur “Comment l’écrire” ou “Comment trouver le bon sujet”.

Promis : je vais vous donner un paquet de billes sur la mise en page. Des idées d’outils, d’approche, etc.

Et, tiens, vous savez quoi ? On va même commencer l’article par ça.

Mais je vous implore de consulter aussi la seconde partie de l’article. On va y parler d’une chose qui a l’air évidente comme ça, mais qui ne l’est pas du tout en réalité : le contenu du guide.

Regardez les choses en face. La toile croule sous des guides qui sont :

  • soit barbants, inutilisables, complètement à côté de la plaque et de ce que recherchent les internautes
  • soit jamais téléchargés parce que mal “distribués” (mauvais titre, mauvaise couverture, mauvais pitch, etc.).

Dans la deuxième partie de l’article, je vais vous partager des tactiques très simples, mais qui vont (je vous le garantis) changer la donne.

Des règles bêtes comme chou qui vont vous forcer à faire un guide utile : un guide qui aidera réellement vos visiteurs, qu’ils auront envie de télécharger et qui servira vos objectifs.

Mais, comme promis, commençons par la première partie : comment gérer la mise en page de votre guide PDF.

Personnellement, je vois 5 solutions différentes, en fonction du projet, du temps disponible, du budget éventuel et du contenu du guide.

Les 5 solutions sont viables. J’ai une préférence marquée pour 3 d’entre elles, mais à vous de réfléchir et d’identifier laquelle s’applique le mieux à votre cas.

Solution #01 – Ce bon vieux Microsoft Word (“Quoi, sérieusement ?” Oui, vous allez voir)

Quand il s’agit de guides particulièrement costauds en terme de quantité de texte (exemple type : ce guide sur Google Analytics), j’utilise Microsoft Word. Ou dans le cas de cet exemple, Google Document.

Ne partez pas ! Laissez-moi expliquer.

C’est à mon sens la meilleure solution si vous n’avez pas de budget et que votre guide contient un texte dense. (Quand je dis “Texte dense”, pensez “Le résultat ressemble plus à une dissertation qu’à une présentation PowerPoint.”)

Ce sera la manière la plus simple de gérer une masse de contenu et de le mettre en page de façon lisible et professionnelle.

Je sais, je sais.

Vous avez probablement tiqué quand vous avez lu “Microsoft Word”, pas vrai ?

On a tous en tête ces horreurs (en termes de mise en page) illisibles : un énorme pavé de 40 feuilles recto-verso en noir et blanc. Avec un WordArt sur la couverture. Bref, tout l’opposé de ce que vous cherchez.

Mais il faut savoir qu’on peut faire du propre avec Word.

Et, à vrai dire, si vous n’êtes ni un designer pro, ni détenteur d’un budget suffisant pour faire appel à un designer, mais que vous avez beaucoup de texte dans votre guide… Word et Google Doc restent à mon avis les meilleures solutions.

Sans ça, vous allez passer un volume de temps monstrueux à essayer de mettre en page (sérieusement, attendez-vous à passer au moins le double du temps que vous avez mis à l’écrire)… le tout, pour un résultat médiocre.

Passez par Word/Doc et utilisez simplement les deux tactiques suivantes. Je vous garantis que c’est suffisant pour faire mieux que bien des guides que je vois passer.

💡 Utilisez Word / Doc pour mettre en page le corps du guide (= les pages riches en texte) et un autre outil (Canva.com, Google Slide, etc. on en reparle plus bas) pour certaines des pages clés : celles qui contiennent peu de texte, mais sur lesquelles vous avez besoin d’en mettre plein la vue (couverture, pages portant les titres, page auteur, page “Contactez-moi”, etc.).

Une fois que vous aurez terminé la mise en page du gros du texte (sous Word/Google Doc donc), exportez le résultat au format .pdf.

Puis ajoutez-y les pages “spéciales” (couverture, chapitres, etc.) que vous avez préparées séparément (pour ça, vous pouvez utiliser “Acrobat Reader” sur PC ou, sous Mac, le logiciel “Aperçu” disponible par défaut).

💡 Autre astuce, beaucoup plus simple, mais qui va transformer le rendu de votre guide : choisir une combinaison pro de polices (type de police et taille de police).

Ça n’a l’air de rien, mais le simple fait de passer des polices par défaut à une combinaison choisie va faire toute la différence.

L’idée, c’est de définir en amont pour chaque niveau de titre un type et une taille de police.

Exemple :

Idéalement, votre marque a déjà un guide des styles (vous travaillez pour une grosse entreprise avec un service communication qui a déjà fait ce travail, vous êtes solopreneur mais vous avez investi dans une identité visuelle bien définie, etc.)

Mais si ce n’est pas le cas, pas de panique.

Personnellement, je suis incapable de “concevoir” la bonne combinaison de police. Donc je vais en emprunter et je cherche l’inspiration sur la toile (Guides que je télécharge, Pinterest, etc.).

Vous pouvez même trouver des générateurs (comme Fontjoy) qui vous permettent de “fixer” une police qui vous intéresse, puis de vous proposer des polices qui la complète bien.

L’idée n’est pas de trouver une combinaison qui vous plaise, mais une combinaison adaptée au contexte : sérieux ? Décalé ? Posé ? Énergique ? Calme ? Et.

Solution #02 – Utiliser des templates PowerPoint ou Google Slide

Ma solution préférée en l’absence de budget et lorsque le contenu du guide est suffisamment “aéré” (moins de quelques centaines de mots par page).

Vous pouvez trouver des excellent template disponible gratuitement sur la toile :

“Minute papillon. Ce sont des modèles pour des présentations. Type PowerPoint. Pas pour des livres blancs ou des guides.”

On trouve les deux.

  • Des templates pour des livres blancs (cherchez “Whitepaper”, vous trouverez énormément de résultats)
  • Des templates pour des présentations PowerPoint traditionnelles… que vous pouvez très facilement adapter à votre guide.

Soit en partant volontairement pour votre guide sur une mise en page de type présentation (format paysage, peu de contenu par page, plus plaisant à lire).

Soit en ouvrant le template, puis en modifiant les paramètres de la page dans Microsoft PowerPoint / Google Slide pour passer le tout au format A4, mode portrait (comme un livre blanc traditionnel).

(Screenshot Google Docs)

Tout l’intérêt de cette approche, c’est que vous allez pouvoir utiliser facilement un univers graphique cohérent et pro pour votre guide. Un univers qui vient déjà avec une sélection cohérente de :

  • Polices
  • Couleurs
  • Illustrations
  • Effets de style
  • Encarts
  • Etc.

Bien entendu, cette solution n’est possible que si vous n’êtes pas tenu d’utiliser exactement les couleurs de la marque pour ce guide.

Tout dépend du contexte.

Solution #03 – Utiliser un service en ligne

Il existe de nombreux services en lignes (type Canva, Crello, Desygner, etc.) qui permettent de désigner à peu près tout support de communication.

Ce n’est pas ma solution préférée lorsqu’il s’agit des guides. Je la réserverais plutôt aux supports visuels de types images sur les réseaux sociaux, bannières dans un article, etc.

Solution #04 – Utiliser un logiciel de mise en page dédié (type InDesign)

On sort du système D et on entre dans les solutions pro.

C’est à vrai dire la solution la plus propre. Un logiciel spécifiquement conçu pour ce type de tâche : mettre en page un contenu de type livre, journal, magazine, etc. Quelque soit sa complexité.

L’inconvénient ? A moins d’être designer vous-même (et avec de l’expérience), ce n’est pas le genre d’outils que vous pouvez utiliser seul.

De la même manière que si je vous donne une truelle de compétition, vous ne serez pas pour autant capable de monter vous-même un mur. Surtout si vous ne l’avez jamais fait avant. Et si vous n’avez même aucune idée de la théorie et de la technique à utiliser.

Solution #05 – Passer par un freelance dont c’est le métier

Dans la sphère du système D, on a horreur de lire ce genre de solutions, mais personnellement, je vous recommande d’y réfléchir au moins si le guide en question est important pour vous.

Si vous misez gros et que ce guide sera votre principal atout pour générer des leads, c’est peut-être là qu’il faudra investir.

Idem si vous avez lourdement investi dans la conception du guide (gros travail de recherche en amont, nombre d’interviews d’experts, etc.)

Et si vous avez l’intention de produire énormément de guides, vous avez peut-être intérêt à confier la conception de la mise en page du premier guide à un freelance.

Il va concevoir un “template” que vous pourrez utiliser ensuite pour tous les guides suivant. La mise en page ne sera pas aussi bonne que si vous aviez externaliser chaque guide, mais ce sera bien mieux que ce que vous aurez fait vous-mêmes.

Il existe aujourd’hui des communautés et des plateformes qui peuvent vous aider à trouver facilement un freelance capable de monter sur votre projet pour des tarifs journaliers relativement accessibles.

***

Voilà pour la première partie. Maintenant, abordons la deuxième avec un sujet qui est souvent sous-estimé et qui est pourtant le plus important : le contenu.

Comment maximiser les chances que votre guide .pdf soit vu, téléchargé… et utilisé par votre cible ?

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Vous repartez avec une réponse personnalisée, et moi avec une occasion de compléter cet article.

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