Stratégie de contenu : une trame pour monter la vôtre (et un exemple)

Stratégie de contenu : une trame pour monter la vôtre (et un exemple)

Dites… Vous avez déjà essayé de creuser un peu le sujet « Stratégie & content marketing » ?

Fait quelques recherches sur Google ? Discuté avec des marketers ?

Oui ?

Alors vous avez probablement déjà remarqué qu’il y a deux tendances très nettes qui se dégagent parmi les professionnels du content marketing (ceux qui pratiquent comme ceux qui en parlent).

1/ Tout le monde est à peu près d’accord pour dire qu’il est vital d’avoir une stratégie (de préférence, écrite, formalisée et documentée).

Sur chaque article qui aborde le sujet, vous pouvez trouver un graphe ou une enquête ou un extrait d’étude qui vous explique (chiffres à l’appui) que les Content Marketers qui ont une stratégie documentée obtiennent plus de résultats, génèrent plus de leads, attirent plus de trafic, vivent plus longtemps, sont de meilleurs amants, parlent aux animaux, peuvent transformer l’eau en….

2/ Deuxième tendance : autant il y a du monde prêt à s’égosiller les poumons pour vous expliquer qu’il vous faut une stratégie claire et couchée par écrit…. autant la toile est beaucoup plus calme d’un seul coup dès qu’on aborde la question du « OK, d’accord, mais qu’est ce qu’on met concrètement dans cette stratégie ? Genre, vous avez une trame à proposer ? »

Eh bien justement.

Dans cet article, j’aimerais vous proposer une trame de stratégie pour un programme de content marketing.

Je ne la sors pas de mon chapeau : c’est littéralement le template que j’utilise moi-même lorsque j’attaque un nouveau projet. Et le modèle que je recommande quand je discute avec quelqu’un qui envisage le content marketing pour l’un de ses projets.

Et parce que je n’ai pas la science infuse, je vous mets dans la foulée les rares exemples que j’ai pu trouver ailleurs sur la toile et qui donnent de bonnes idées de ce qu’une stratégie de contenu devrait contenir.

Mais avant de commencer, une petite précision importante.

Juste pour être sûr que l’on parle bien de la même chose : une stratégie, en content marketing, c’est…

… L’ ensemble des réflexions et des observations qui vous ont permis de répondre à la question : “qu’est-ce que l’on va produire comme contenu et comment ?”.

Oui, il y des définitions beaucoup plus sophistiquées, raffinées, professionnelle et qui sonnent davantage érudite… mais la vérité, c’est celle-là : la stratégie est la somme des questions que vous vous êtes posées avant de prendre une décision sur le contenu vous allez assurer.

  • Pourquoi on fait ce contenu ?
  • A qui est-il destiné ?
  • Comment on va le produire ?
  • Que fait la concurrence ?
  • Quelle contraintes on doit observer ?
  • Etc.

Maintenant qu’on a éclairci le sujet, voici les cinq grandes catégories de questions que je me pose pour monter une stratégie de contenu.

  1. Pourquoi se donne-t-on la peine de produire du contenu ?
  2. Qui est-ce que l’on veut viser avec ce contenu ?
  3. Que va-t-il falloir réussir pour que cette audience (question 2) utilise le contenu avec les résultats qu’on espère (question 1) ?
  4. Quand on va produire ce contenu, y a-t-il des contraintes à prendre en compte ou des opportunités à exploiter ?
  5. De quoi avons-nous intérêt à nous inspirer quand nous allons produire ce contenu ?

Je sais : présenté comme cela, ça sonne très rudimentaire, pas vrai ? Et pourtant je vous assure que l’on va couvrir beaucoup de bases très importantes avec cette structure.

Démonstration.

1/ Pourquoi se donne-t-on la peine de produire du contenu ?

Quel est l’objectif ?

Quel type de résultat est-ce qu’on attend ?

Est-ce qu’on va être capable de mesurer ces résultats ? Comment ? Avec quels critères, quels indicateurs, quels KPI ?

Quel volume de résultats est-ce qu’on aimerait atteindre ?

Est-ce vraiment si important que ça de produire ce contenu ? Qu’est-ce qui va se passer si on le fait pas ? Qu’est-ce qu’on risque ? A l’inverse, si on le fait, qu’est-ce qu’on a à y gagner ?

Mais qu’est-ce que c’est que ces questions bateau ?

En réalité, c’est la base de toute stratégie : pourquoi on lance tout ça.

Absolument tout ce qui va suivre dans votre stratégie de contenu doit aller dans le même sens que la réponse que vous allez mettre ici.

Sans compter que ces réponses vont avoir un autre intérêt pragmatique tout bête : à moins d’avoir carte blanche de la part de votre boss ou de votre client, vous avez besoin d’être 100% clair sur ces raisons pour être capable de les exposer intelligiblement et efficacement à la seconde où on vous les demande.

2/ Qui est-ce que l’on veut viser avec ce contenu ?

Quelle est notre cible ? Qui est-ce qu’on veut atteindre avec ce contenu ?

Qui sont ces personnes ? Quels sont les types de profil qui se dégage ?

Que savons-nous d’elles ? Que suspectons-nous ?

Quels moyens avons-nous pour en apprendre plus sur ces gens (histoire que notre stratégie soit fiable) ?

Comment ces gens sont-ils disposés vis-à-vis du contenu qu’on pourrait leur offrir ?

Est-ce qu’ils vont chercher d’eux-mêmes du contenu ? Ou est-ce qu’il va falloir trouver des moyens subtils pour pousser le contenu jusqu’à eux ?

Est-ce qu’on a une idée des formats et des angles qui peuvent les intéresser ? Des autres types de contenus qu’ils consultent ? Des supports, des plateformes et des sites sur lesquels ils vont chercher de l’information ? Des moments de la journée, de la semaine, du mois ou de l’année où ils vont chercher de l’information ou du contenu ?

Qu’est-ce qui les motive en ce moment ? Que veulent-ils ? Quelles sont leurs priorités ? Leurs besoins ? Leurs problématiques ? Leurs aspirations ? Les opportunités qu’ils aimeraient saisir ?

Que savent-ils déjà ? Que ne savent-ils pas mais sont conscients de ne pas savoir ? Est-ce qu’il recherche ce type d’information ?

Que ne savent-ils pas et ne sont pas conscient de ne pas savoir ? Est-ce que ce type d’information pourrait les intéresser ?

Se lancer dans du contenu sans connaître sa cible, c’est exactement comme courir un marathon dans une forêt les yeux bandés : statistiquement, il doit y avoir une chance que vous puissiez terminer sans vous prendre un arbre, mais… sérieusement ? Vous voulez vraiment miser là-dessus ?

3/ Que va-t-il falloir réussir pour que cette audience (question 2) utilise le contenu avec les résultats qu’on espère (question 1) ?

Pourquoi est-ce que cette audience qu’on vient de définir irait s’intéresser à ce contenu ? Dans quelle situation ? Dans quel contexte ?

De quelle manière est-ce qu’ils accéderaient à ce contenu ? Est-ce que cela va leur demander un effort ? Comment peut-on s’assurer que ces personnes soient suffisamment motivées pour faire cet effort ?

Quelle combinaison d’angle, de format, de tonalité et de mode de distribution pourrait marcher ?

Vous pouvez publier les meilleurs contenus du monde, s’ils ne sont pas lus, vous avez fait tout ce travail dans le vent.

Il faut regarder la réalité en face : vos contenus vont se retrouver noyés dans l’océan du web et vous avez intérêt à avoir un plan solide pour amener votre audience jusqu’à vos contenus (ou, plus exactement, vos contenus jusqu’à votre audience).

4/ Quand on va produire ce contenu, y a-t-il des contraintes à prendre en compte ou des opportunités à exploiter ?

Budget, timing, validations en interne voire validations “touchy” (par exemple de la part du service juridique ou d’un décideur qui a beaucoup de poids).

Sur quelle parties du projet est-ce qu’il va falloir coller une énorme étiquette rouge “attention à ne pas se planter ici” ?

Est-ce qu’on a déjà du contenu qu’on pourrait utiliser ? Même du proto-convenu, c’est-à-dire du contenu pas utilisable en l’état (comptes-rendus de réunion, notes internes, recherches, présentations, etc.) mais qui, avec un peu de reformulation, pourrait faire un contenu acceptable ?

Y a-t-il des coups à jouer en interne ? Par exemple, des profils qui serait très intéressés à l’idée de contribuer à du contenu, mais dont ce n’est pas le cœur de métier ? Des collègues qui ont une expertise métier dans laquelle on pourrait piocher (en les interviewant par exemple) ? Des gens qui font de la vidéo ou du podcast sur leur temps libre et qui seraient intéressés à l’idée de contribuer au projet (avec la bénédiction de leur manager) ?

5/ De quoi avons-nous intérêt à nous inspirer quand nous allons produire ce contenu ?

Est-ce qu’il y a des acteurs, des médias, des influenceurs, des plateformes de contenus dans notre marché (ou dans un autre) que l’on admire et dont on se dit “Voilà, c’est exactement ça qu’on veut faire. Mais à notre sauce.” ?

Où en sont les concurrents ? Que font-ils ? Avec quel type de ressources ? Avons-nous moyen d’évaluer les résultats qu’ils obtiennent ?

Assemblez bout à bout et vous obtenez… la base de votre stratégie de contenu

Une fois seulement que vous avez l’ensemble de ces réponses (idéalement, en étant plutôt sûr de vous, dans le pire des cas en ayant avancé des hypothèses) alors seulement vous pourrez commencer à réfléchir à des éléments tactiques :

  • La thématique que vous allez aborder
  • Les sujets
  • Les formats
  • Les angles
  • La production de ces contenus
  • Etc.

Il faut bien comprendre qu’un plan de content marketing, c’est un peu comme un château de cartes : vous allez avoir besoin d’adosser simultanément plusieurs cartes les unes aux autres pour faire tenir l’édifice. Vous ne pouvez pas juste poser une carte dans le vide et vous retourner pour aller en chercher d’autres et voir lesquelles fonctionnent bien ensemble.

Vous avez besoin d’un peu d’agilité mentale et de tester sur le papier des combinaisons de tactiques qui pourraient fonctionner .

“Hum… tel format avec tel angle et telle distribution pourrait très bien marcher sur notre audience. Ok, est-ce qu’on a les moyens de créer ça, avec les contraintes qu’on a ? Dommage. Ok, on trouve autre chose.”

Bien entendu, cette dernière étape est beaucoup plus facile si vous avez une excellente visibilité sur les tactiques qui existent et sur ce qui se fait en ce moment. Voire si vous avez vous-même pratiqué suffisamment le contenu pour pouvoir évaluer finement les ressources dont vous allez avoir besoin.

Ok, un exemple de stratégie de contenu

Toute cette théorie, c’est bien beau, mais ce sera beaucoup plus parlant avec un exemple.

Exemple un peu daté, mais pour le coup bien réel. Je ne peux pas me permettre de donner des exemples réels et récents, pour des raisons de confidentialité évidentes, mais celui-ci date suffisamment.

Gardez juste en tête que le paysage du SEO a bien bougé depuis et les idées que vous allez trouver ici ne seront probablement plus exploitables telles quelles aujourd’hui.

Peu importe, ce qui compte c’est la réflexion qui est derrière et qui, elle, pour le coup n’a pas changé.

Le contexte

“Smile inc” est une agence de création de site internet de petite taille (moins de 15 employés) mais efficace, avec une équipe passionnée qui aime faire des beaux sites internet. Des sites et des applications qui rendent les client heureux grâce aux résultats qu’ils génèrent une fois en ligne.

Le marché n’est pas évident du tout, car en cette période, il y a énormément de prestataires : agences web jusqu’au freelances en passant par les SSII.

Et bien entendu tout ce petit monde fait des efforts pour se rendre visible sur internet et capter les clients.

La concurrence est donc rude.

Les atouts de Smile

Plusieurs des membres de l’équipe ont fait de l’excellent travail dans leur job précédent (généralement en agence) et les clients les ont suivi quand ces personnes ont rejoints Smile.

Couplé au fait qu’ils ont eu un ou deux coup de chance au démarrage, ils ont donc un portfolio de sites assez réussis dont ils peuvent être fiers.

Le bouche-à-oreille fonctionne pas mal car tous les membres de l’équipe sont très attachés à l’idée de faire un travail de qualité et à rendre le client heureux.

L’heure de priorité maintenant

Primo : stabiliser et professionnaliser la manière dont ils se font connaître des clients. Le bouche-à-oreille c’est bien, mais c’est très difficile à anticiper (et ce n’est pas vraiment stable).

Deuxio : optimiser leur process commercial. L’équipe de Smile n’a pas vraiment de commercial dédié (ils s’estiment trop petit pour ce faire). Mais l’équipe commence à en payer le prix : ils mettent du temps à écarter les clients qui ne sont pas fait pour travailler avec leur agence. Et ils ont l’impression de recommencer de A à Z à chaque prospect la création des supports pour séduire le client et obtenir le projet.

Bon vous l’aurez compris (je n’ai pas choisi cet exemple pour rien), la situation est quand même sacrément prometteuse pour du content marketing.

Alors reprenons les 5 questions plus haut et répondons y pour Smile.

1/ Pourquoi est-ce que l’on produit du contenu ?

Les objectifs sont plutôt clairs.

Objectif 1 – Gagner en visibilité et générer plus de prospects qui viendront contacter l’équipe pour profiter de ses services.

On peut le mesurer très simplement en nombre de nouveaux projets soumis à l’agence. Ou en nombre de prise de contact.

Est-ce important ? Oui, c’est littéralement l’une des cinq grosses priorités pour l’agence cette année.

Si on y arrive pas : il y a toujours ce risque que le flux de bouche à oreille se tasse, et là, c’est la santé financière de l’agence qui va en prendre un coup.

Alors que si on y arrive, on va obtenir un flux de nouveau business qui devrait permettre de stabiliser la croissance de l’agence.

Objectif 2 – Être capable de nurturer et de qualifier les prospects qui s’intéressent à l’agence plus efficacement en utilisant moins de temps-homme

On peut le mesurer en regardant le temps passé en phase de prospection commerciale aujourd’hui puis une fois qu’on aura réglé le problème en préparant des contenus types, réutilisables, qui vont réduire les efforts à investir pendant cette phase.

Est-ce important ? Oui, clairement. Aujourd’hui, faute de commercial dédié dans l’équipe, ce sont les membres les plus à l’aise avec ce sujet qui se relaient et qui se répartissent la tâche. Sur certains projets, ils peuvent perdre jusqu’à plusieurs jours de travail qu’ils auraient préférés passer à avancer sur le projet d’un client déjà signé.

Si on ne trouve pas une solution pour suivre, il faudra oublier l’idée de croissance car l’équipe va être vite dépassée.

A l’inverse, si on y arrive, on aura des clients qui, avant même d’avoir signé, seront plus au fait du fonctionnement de l’agence, de la valeur ajoutée de passer par son équipe et aussi des limites de la prestation.

Les équipes auront donc plus de temps à la fois parce qu’elles auront moins à intervenir en phase commerciale, mais aussi parce que le client sera plus aligné avec leur fonctionnement (et peut-être aussi plus en confiance), donc : moins de temps nécessaire passé à gérer et rassurer le client pendant le projet.

2/ Qui veut-on cibler avec ce contenu ?

Les organisations qui ont besoin d’un nouveau site web.

Et qui ont le budget nécessaire pour se permettre de passer par une agence.

Exemple type : un prospect qui hésite entre passer par l’agence et passer par une plate-forme qui créera son site pour lui pour quelques euros par mois n’est pas un bon fit du tout.

Ces organisations que l’on vise ne refont pas leur site web juste pour le plaisir de refaire leur site web.

Elles sont des objectifs en terme de visibilité, de trafic ou de résultats.

C’est important, car l’équipe veut dorénavant éviter les projets où le client se prend pour un créatif : où il va chercher à faire quelque chose de beau (ce qui n’est ni mesurable, ni actionnables) au lieu de chercher un site web efficace (ce que les équipes de Smile pourront prouver par les statistiques, de la data et le trafic qu’ils auront réussi à générer).

Leur intérêt pour du contenu ?

A priori, ces cibles ont un intérêt de léger à moyen pour du contenu.

Les échanges que l’équipe de Smile a pu avoir avec les anciens clients confirme qu’ils ont généralement fait beaucoup de recherches sur Internet en amont et lu entre 3 et 10 articles que leur réseau leur avait recommandé avant de se lancer et de choisir une agence.

Entre autres contenus qui ont retenu leur attention

  • Comment écrire un cahier des charges
  • Sur quels critères choisir une agence web
  • Quelles étaient les solutions du moment
  • Exemples d’entreprises qui avait refait leur site récemment ou qui partageaient leurs expériences

Leurs priorités du moment ?

Elle varie de clients à client, mais le schéma qui se répète le plus est celui-ci.

Le contact de Smile est une personne qui vient d’arriver dans l’entreprise (ou qui vient d’être promu au poste). Elle a une légère expérience du web, même si elle n’a pas pratiqué.

Elle a besoin de faire ses preuves avec ce projet et il y a beaucoup de pression. D’abord, parce qu’elle n’a pas encore tout à fait la confiance de sa propre équipe.

Mais aussi parce que le projet est attendu depuis un bon moment et que le site actuel de l’organisation est dans un état quasi-catastrophique, ce qui entraîne beaucoup de frustration dans sa propre entreprise.

Cette personne a besoin d’avoir confiance dans le prestataire qu’elle va choisir.

Elle a besoin d’être rassurée et de ne pas se demander à chaque instant si elle a signé avec un marchand de tapis qui va chercher à lui prendre le plus de budget possible en fournissant le moins d’efforts.

3/ Que va-t-il falloir réunir pour que cette audience s’intéresse à ce contenu (afin que l’on atteigne les objectifs vus en 1/) ?

On imagine assez bien que ce type de cible est plutôt pressée et n’a pas spécialement le temps de faire de la recherche en ligne ou de s’amuser à lire des article de blog sur le sujet pour le simple plaisir de lire des articles de blog.

On peut éliminer tout de suite les titres génériques et un peu plan-plan du type “10 choses que vous devez savoir pour refaire votre site”.

Il va falloir :

  • soit des contenus sur des sujets qui tarabustent tellement cette cible qu’elle est en recherche active et qu’elle utilise copieusement les moteurs de recherche pour trouver des idées (par exemple “coût site Internet”, “cahier des charges modèle”, “exemple devis site internet”, etc.)
  • soit des contenus sur des sujets auxquels la cible n’a pas forcément pensé mais qui vont immédiatement capter son attention si on arrive d’abord à l’attirer sur le blog (avec un des sujets précédents) puis qu’on lui propose l’un de ces sujets catchy au détour d’un article (par exemple “10 sites réussis dans le domaine de la pharmacie”)

On manque encore un peu d’informations pour pouvoir garantir le bon format (article, texte, vidéo, portfolio, étude de cas, sélection de sites réussis à télécharger en .pdf…).

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir trouver des sujets qui correspondent à des pains forts, soit dont la cible est consciente (et va les chercher dans les moteurs de recherche) soit dont elle n’est pas consciente mais qui vont capter immédiatement son attention et entraîner un clic si on les lui propose (pendant qu’elle est sur le blog, via les réseaux sociaux, etc.).

La tonalité devra être suffisamment professionnelle pour installer la confiance et prouver la crédibilité de Smile, mais elle devra être aussi suffisamment originale pour se distinguer de la masse d’articles déjà publiés sur le sujet et qui utilisent tous la même tonalité et les mêmes angles.

Idéalement, il va falloir prioriser les contenus du type “retour d’expérience” ou “analyse de cas réel” afin de trancher au milieu de la cacophonie d’article “Voici les règles à suivre si vous avez décidé de refaire votre site internet”.

4/ Quelles sont les limites à prendre en compte et les opportunités à exploiter ?

Commençons par les limites.

Le budget ne permettra pas de faire appel à des rédacteurs à l’extérieur de l’agence. Il va donc falloir rédiger ce contenu en interne.

Ceci dit, ce ne devrait pas tellement être un problème.

Chacun dans l’équipe a une bonne expérience du web et plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à l’idée de participer sur le blog de Smile.

Les niveaux de rédaction sont inégaux, mais l’idée de se faire accompagner par un rédacteur professionnel (qui pourra coacher les membres de l’équipe et leur donner des conseils pour ajuster leurs écritures à l’audience qu’ils ont en tête) est à la fois compatible avec le budget et les envies des membres de l’équipe.

Un rapide examen de la bande passante suivi d’un test laisse à présager que l’équipe devrait être en mesure de produire 3 à 5 articles de 1800 mots par mois.

Autre atout : l’équipe bénéficie d’un bon réseau parmi d’autres professionnels du secteur qui partagent les valeurs et les principes de l’agence. Les échanges (rencontre, soirée bière, coups de mains, etc.) sont fréquents et il n’est pas exclu de pouvoir obtenir un coup de pouce, ce qui ouvrirait bien des portes.

Par exemple, cela permettrait de pouvoir interviewer plusieurs professionnels sur un sujet (article en “round robin” : plusieurs experts prennent la parole sur un sujet, ce qui rend l’article plus attractif qu’un pavé de contenu théorique rédigé par un seul auteur ET augmente les chances de distribution puisque chaque participant prend généralement la peine de relayer l’article).

A un niveau plus humble, cela laisse la possibilité d’avoir des avis extérieurs sur les articles avant publication ou un coup de pouce dans la distribution de ces articles.

Aucun processus complexe de validation en perspective : l’équipe a l’habitude de fonctionner de manière agile, autour de contributeurs qui soumettent leur travail auprès de pairs qui vont le valider avant publication.

Une dernière belle opportunité à exploiter : à force de créer des propositions commerciales adaptées aux besoins particuliers de chaque nouveau client, l’équipe de Smile dispose maintenant d’une belle collection de contenus jamais publiés qui répondent aux questions les plus courantes des prospects lors de la phase commerciale.

  • Qu’est-ce qu’un CMS et comment savoir lequel est le bon.
  • Comment va s’organiser la création du site internet. Quelles seront les étapes. Comment seront organisés les allers-retours entre l’agence et le client.
  • Quel est le plan pour assurer le référencement du site internet.
  • En langage clair et intelligible (pas de jargon juridique) : quelles sont les garanties qu’apporte l’agence.

Ayant déjà monté plusieurs site, l’agence possède aussi un beau portfolio et plusieurs témoignages de clients satisfaits qui pourront être utilisés pour convaincre les nouveaux prospects.

5/ De quoi l’équipe pourra-t-elle s’inspirer pour la création de ses contenus ?

Même si l’agence n’a jamais vraiment pris le temps de formaliser ses valeurs et sa mission, toute l’équipe se retrouve autour d’une phrase souvent répétée au client : “chaque décision que vous allez prendre dans la création de ce nouveau site internet doit être dictée par vos objectifs”.

Créer un site web est un projet qui a beaucoup d’aspects ludiques et créatifs, et il est facile de perdre de vue la priorité (l’objectif business) et de tomber dans des préférences personnelles, des envies ou des “On pourrait” : on pourrait faire ceci, on pourrait ajouter telle page, on pourrait utiliser telle couleur…

C’est un point important dont l’équipe prend le temps de discuter en profondeur avec chaque nouveau client.

Ce message d’approche pratique, par le résultat, devra se retrouver dans chaque contenu créé par l’équipe : une leitmotive qui va sous-tendre tous les contenus créés pour réellement les différencier de ceux des concurrents.

Une autre valeur clé de l’agence est celle de la confiance : chaque nouveau client doit accepter ce “marché” pour travailler avec l’agence.

Smile n’est pas juste un prestataire exécutant : c’est un partenaire de confiance, qui a réellement à coeur les intérêts du client. L’équipe s’engage à donner 100% et à prendre les bonnes décisions pour que le nouveau site du client puisse atteindre les objectifs qui ont été décidés en amont, dans les limites du budget et du timing convenu.

De son côté, le client donne sa confiance à l’équipe et accepte que les choix proposés par l’agence sont ceux qui vont dans le sens de ces objectifs, et que l’équipe pourra refuser certaines demandes qui vont faire exploser le budget et le planning sans pour autant apporter les résultats souhaités.

Ce message, bien utilisé et bien formulé peut avoir un effet un peu provocateur efficace (“Nous ne sommes pas faits pour tout le monde”) et aider à distinguer l’agence de ses concurrents.

Voilà pour les réponses aux 5 questions. Et maintenant ?

Toutes les informations nécessaires pour définir la stratégie sont là. Maintenant il s’agit d’élaborer un plan de contenu le plus adapté possible avec tout ce que l’on vient de voir.

(En réalité, les éléments précédents seront vraisemblablement formalisés plus proprement et succinctement sur un powerpoint, mais je tenais à vous donner un panorama plus complet que sexy)

L’équipe partira probablement sur un mix d’articles

  • pour attirer de nouveaux clients (soit en taclant des sujets recherchés sur Google avec une concurrence relativement faible en face, soit en utilisant les réseaux sociaux pour prendre la parole sur des thématiques touchy en y apportant un angle de vue original)
  • pour convertir les prospects qui s’intéressent déjà à l’agence, via des mini-contenus qui répondent exactement aux questions que se pose la cible à ce stade (en s’appuyant sur les réserves de contenu que possède déjà l’agence)

Comment utiliser le contenu de cet article ?

Je vous encourage sincèrement à vous poser ces 5 questions. 80% du travail est dans ces questions.

  • Pourquoi se donne-t-on la peine de produire du contenu ?
  • Qui est-ce que l’on veut viser avec ce contenu ?
  • Que va-t-il falloir réussir pour que cette audience (question 2) utilise le contenu avec les résultats qu’on espère (question 1) ?
  • Quand on va produire ce contenu, y a-t-il des contraintes à prendre en compte ou des opportunités à exploiter ?
  • De quoi avons-nous intérêt à nous inspirer quand nous allons produire ce contenu ?

Ce n’est vraiment qu’une fois que vous aurez les réponses que vous pourrez commencer à jouer avec des combinaisons de tactiques et réfléchir au contenu que vous allez produire.

Bonne chance !

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