Ecrire un article de 1100 mots en 1 heure

Ecrire un article de 1100 mots en 1 heure

Ecrire plus vite” est une préoccupation majeure pour le content marketer.

Articles, billets, études de cas, livres blancs, posts social media… Il semble y avoir toujours plus de contenus à produire que de jours dans la semaine.

Même si le contenu est clé (et qu’il est bien entendu hors de question de sacrifier la qualité pour la rapidité), il existe des solutions pour écrire plus vite.

Et ces solutions ne sont pas limitées au content marketer : toute personne dont le travail quotidien implique de la rédaction (propale, email, compte-rendu, etc.) peut en tirer bénéfice.

La technique que j’aimerai vous présenter aujourd’hui dans cet article est l’une de ces solutions

Elle est assez spécifique (je parlerai de ses limites en fin d’article), mais vous permet d’écrire un article de 1100 mots en 1 heure.

Le process’

Celui-ci repose sur 4 principes indispensables et plusieurs conseils optionnels mais qui facilitent grandement les chances de succès.

Les principes (comme les conseils) n’ont rien de révolutionnaire. Personnellement, ce sont des principes que j’ai découverts puis appliqués au fil des études de lettres (Khâgnes, Hypokhâgnes, Master de lettres), des formations (Hubspot, autoformation, étude de mes héros en content marketing) et de la pratique quotidienne.

Ce que je vous propose, c’est de voir d’abord l’approche pas à pas, avec les quatre impératifs à respecter. Puis de voir les conseils qui facilitent la démarche. Et enfin, d’aborder les limites de cette technique.

Bien entendu, pour que l’article fasse sens, je me chronomètre depuis la première ligne afin de ne pas dépasser les 60 min 🙂

L’approche, pas à pas

Depuis plusieurs mois, j’arrive environ une heure plus tôt au bureau le matin et je profite de ces 60 minutes pour écrire.

Les conditions sont idéales : calme, pas d’interruption, un cadre que mon esprit associe inconsciemment au travail… Et, en bonus, j’évite les bouchons.

En allumant mon ordinateur, je sais déjà l’article sur lequel je vais travailler : j’ai un titre en tête, je sais par quel angle d’attaque je vais le commencer et j’ai une assez bonne idée de ce que je veux y dire.

J’ouvre un nouveau document, je saisis le titre (temporaire, je l’optimiserai peut-être ensuite) et je commence à écrire directement l’introduction, ligne par ligne (Une approche dont mes professeurs d’école et d’université vous diraient qu’elle est justement à éviter. Je les ignore et je continue.)

Une fois l’intro terminée, je prends généralement quelques minutes pour poser au brouillon les principales rubriques de l’article. Mais, si je suis pris dans le flow, j’attaque directement l’article et ce découpage au brouillon intervient un peu plus tard).

Pendant la rédaction, je me force à ne pas revenir en arrière :

  • Ne pas relire depuis le début (cela prend du temps, fait douter et je sais qu’il s’agit généralement d’une excuse de mon inconscient pour faire une pause)
  • Ne pas “bloquer” sur une tournure parce qu’elle n’est pas parfaite ou satisfaisante : je me rassure en disant que je retoucherai plus tard, au moment de l’éditer
  • Ne pas chercher à faire mon malin et gaspiller 15 minutes sur un passage en particulier pour le plaisir d’accoucher d’une tournure bien faite ou d’un bon mot

Une fois l’article fini, je le mets de côté pendant au moins 24 heures. Alors seulement je le relis à froid et je l’édite.

Neuf fois sur dix, et sauf interruption non prévue, ce process’ donne d’excellents résultats. Bien entendu, tout n’est pas terminé à la fin de l’heure (il reste à relire, à affiner la mise en page, à trouver des visuels, à pré-publier, etc.), mais la base de rédaction est en place.

Plutôt simple, non ? A présent, voyons les 4 principes derrière cette approche.

J’aime les résumer en deux mots.

“Écrire uniquement”

Ce qui prend énormément de temps dans la rédaction d’un article, ce n’est pas l’écriture, c’est la conception.

  • “De quoi est-ce que je vais bien pouvoir parler ?”
  • “Dans quel ordre vais-je raconter ce que j’ai à dire ?”
  • “Que disent les autres ailleurs sur la toile ?”
  • “Quelles autres informations pourrais-je aller chercher sur la toile pour compléter un article ?”

Voilà, grosso-modo, les 4 gouffres chronophages dans la création d’un article.

Attention, je ne dis pas que ces 4 questions sont inutiles : bien au contraire, elles sont même indispensables pour concevoir les autres types d’articles qui peuvent apparaître sur un blog.

Mais dans le cas d’un article “Edito”, comme j’appelle (improprement, c’est vrai) ce type d’article “1100 mots en 1 heure”, ces questions n’ont pas leur place.

Vous devez arriver devant votre écran en ayant déjà choisi un sujet (principe #01) et un angle d’attaque (principe #02).

Si vous ne le faites pas déjà, je vous recommande fortement de mutualiser vos efforts de génération de sujets : ne vous amusez pas à “trouver” le sujet d’un article à chaque fois que vous devez en écrire un.

Il est bien plus productif de vous poser régulièrement sur cette question et d’identifier en une fois 20 à 50 sujets que vous pourriez traiter. Puis de les programmer dans votre calendrier éditorial en fonction des priorités du moment. Vous verrez que les résultats sont généralement plus qualitatifs et créatifs.

Pour ce qui est de l’angle d’attaque, personnellement, j’y réfléchis le matin même en me rendant au bureau : sous la douche, sur la route… Cela fait un bon échauffement et me donne généralement le temps de trouver l’angle qui me satisfait.

A aucun moment pendant la rédaction vous ne devez quitter votre document : ni pour faire des recherches (principe #03), ni pour consulter ce qu’ont pu écrire d’autres sur le sujets (principe #04).

C’est la raison pour laquelle j’appelle ce type d’articles des “éditos” : je ne les utilise que pour traiter des thématiques que je maîtrise et dont je connais suffisamment les tenants et aboutissants pour tenir une conversation cohérente et convaincante sur le sujet.

J’y exprime avant tout un avis, une opinion : même si les avis d’autres personnes (complémentaires ou opposés) seraient intéressants, je n’en ai pas besoin pour construire l’article en lui même.

Voilà pour les 4 grands principes.

Le reste, eh bien… ce sont des micro-conseils, qu’il n’est pas toujours possible de suivre malheureusement, mais qui jouent un rôle de catalyseur à ce process’.

Les conseils

=> Cela va de soit, mais je le dis quand même : aucune interruption.

=> Penser à une personne en particulier facilite considérablement la rédaction.

=> Avoir un but opérationnel : “A la fin de l’article, la personne pour laquelle j’écris l’article doit être capable de…

=> Un minimum d’empathie : se demander “Où le lecteur aura-t-il des doutes ? Quels passages lui sembleront peu clairs ? A quel(s) moment(s) devrai-je insister ?

=> Partir de faits et de scénarios que vous connaissez, idéalement parce que vous les avez vécus : j’ai commencé cet article par une routine que je suis depuis plusieurs mois maintenant. L’écriture vient naturellement et elle paraît aussi plus naturelle au lecteur (Vécu vs Théorique).

=> Écarter les sujets connexes : en écrivant cet article, j’ai très envie de vous parler aussi de la dualité en content marketing entre “Ecrire un article parfait” et “Livrer l’article à temps”. Mais c’est un autre sujet, et mêler les deux n’est pas la meilleure idée.

Les limites du process’

Avant de terminer, je tiens tout de même à insister là-dessus : il s’agit d’UN process’ pour réaliser UN type d’article.

Je déconseille fortement d’utiliser cette approche systématiquement pour toutes vos rédactions.

Ce process’ est génial pour traiter un article “point de vue” : un sujet qui vous travaille et sur lequel vous aimeriez vous exprimez.

Il est parfait si, dans votre content marketing, vous voulez traiter un sujet que vous maîtrisez complètement : par exemple, une explication que vous donnez régulièrement à vos clients ou à vos prospects.

Il est aussi très pratique si vous commencez à écrire. Vous n’avez jamais réussi à terminer votre premier article ? Les 4 questions que je mentionnais plus haut, liées à la conception de l’article, sont probablement ce qui vous entrave. Testez cette méthode ! Elle ne vous coûtera rien : juste une heure de votre temps.

Mais il n’est pas le seul process’ existant : si vous avez l’intention de faire des contenus 10X, des articles optimisés pour l’acquisition, des billets taillés pour l’engagement ou encore des contenus optimisés pour la conversion, vous avez tout intérêt à vous poser justement les 4 questions mentionnées plus haut au niveau de la conception de l’article et à passer plus de temps sur elles que sur l’écriture de l’article en lui même.

Encore une fois, cette méthode est idéale pour des articles “Edito” : des articles d’opinion sur des sujets que vous maîtrisez.

Tenez, regardez ça : nous sommes déjà à 1381 mots et il me reste 5 minutes. Juste le temps d’aller me chercher un café.

Si vous êtes curieux, la version non éditée est disponible dans ce Google Document, avec les temps pour arriver à chaque partie de la page.

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