Data first : comment prioriser les prochaines améliorations sur votre site web ?

Data first : comment prioriser les prochaines améliorations sur votre site web ?

Résumons : vous avez identifié les principaux indicateurs pour monitorer votre site (et en avez déduit plusieurs actions pour faire bouger ces indicateurs). Ou vous venez de terminer un audit de votre site via Google Analytics. A moins que vous n’ayez tout simplement brainstormé des idées d’optimisations.

A présent, vous vous vous retrouvez donc devant une longue liste de tactiques potentielles pour attirer plus de visiteurs sur votre site, mieux les convertir (ou simplement mieux communiquer avec eux.

Vous avez besoin de prioriser ces actions. Pour deux raisons.

La raison évidente : parce que votre budget ou votre calendrier ne vous permettront pas de toutes les réaliser en une seule fois.

La raison moins évidente, mais peut-être plus importante encore : vous n’avez aucune garantie que ces actions vont vous apporter des résultats.

Pour certaines d’entre elles, vous êtes “plutôt sûr”.

Notre taux de conversion baisse de plus de moitié sur smartphone : c’est clairement qu’il y a un problème sur la version mobile. Une amélioration à ce niveau devrait porter ses fruits.

Mais pour d’autres actions, les résultats sont moins certains.

D’accord, ajouter une vingtaine d’études de cas sur le site et les offrir au téléchargement en échange d’une adresse email semble être une bonne idée pour générer des leads. Mais la mettre en place va demander du temps et de l’énergie, sans garantie de résultats.

La solution est de prioriser ces actions et de tester celles qui demandent un plus gros investissement.

Et j’ai justement un protocole à vous présenter qui assure les deux.

Le Growth-Driven Design (GDD)

Popularisé par Luke Sommerfield d’Hubspot, le GDD est une approche rationnelle à la création et à l’amélioration de sites web.

Le point de départ ? De plus en plus de professionnels du web dans le monde font le même constat : la méthode traditionnelle* ne marche plus.

*Méthode traditionnelle = Brainstormer un maximum d’idées, les tasser dans un cahier des charges, négocier un budget puis lancer la réalisation ou la refonte d’un site qui contiendra un maximum de ces idées… en espérant que certaines d’entre elles apportent des résultats.

Les écueils sont nombreux et les conséquences font mal.

Dépassements de budget. Retards de mise en ligne. Retour sur investissement risible du nouveau site (voire non mesuré).

Les idées dans le cahier des charges sont le plus souvent choisies par intuition, par ego ou par imitation des bonnes pratiques du moment, celles dont les experts vous assurent qu’elles marchent.

En un mot comme en cent : ça ne marche pas.

Et ce sont précisément ces faiblesses que le GDD vient corriger.

La version courte

Pour la version longue, je vous invite à lire cet article : Le Growth-Driven Design expliqué en 4 minutes.

Le GDD s’inspire de l’agile, sa grande soeur dans le monde du développement de software.

L’idée est de mettre en place une première version du site qui ne contient que les éléments absolument indispensables. Puis de venir ajouter progressivement par itérations les fonctionnalités, les contenus ou les éléments de design importants, mais pas indispensables le jour de la mise en ligne.

Un exemple type

Vous venez tout juste de ré-écrire l’ensemble des contenus pour la nouvelle version du site. Avez-vous besoin, le jour même de la mise en ligne, de pouvoir éditer vous-mêmes ces contenus depuis un espace d’administration dédié ?

Mettre de côté (temporairement) cette fonctionnalité (“pouvoir éditer moi-même les contenus du site”) permettra de mettre en ligne le site avec plusieurs jours voire semaines d’avance.

Le budget de la création de la version 1 du site sera allégé.

Et, plus important encore, peut-être allez-vous vous rendre compte les premières semaines puis les mois suivants… que vous n’avez pas besoin d’éditer les contenus vous-mêmes. Et que cette fonctionnalité ne mérite pas les 20% du budget total qu’elle aurait demandé.

Bien sûr, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Il s’agit de faire preuve de créativité pour séparer et prioriser les actions à prendre sur la première version du site ou dans les cycles d’améliorations suivants.

Et, pour vous y aider, le GDD propose un protocole très pratique.

Protocole d’amélioration continue pour site web

Le problème qu’ont la plupart des porteurs de projets web (ou leurs décideurs) n’est généralement pas de trouver des idées… mais plutôt de les prioriser.

Là aussi le GDD propose une approche logique : une hiérarchie des priorités à traiter sur votre site.

  1. Visiteurs
  2. Contenus
  3. Navigation
  4. Conversion
  5. Récurrence
  6. Personnalisation
  7. Asset
  8. Ambassadeurs

Chaque étage de la hiérarchie s’accompagne d’un indicateur pour mesurer votre succès. Si cet indicateur n’atteint pas une valeur suffisante, il ne sert à rien de passer à l’étage suivant.

A quoi bon optimiser la navigation sur votre site (3) si vous n’avez aucun visiteurs (1) ? D’ailleurs, si vous n’avez pas assez de visiteurs sur votre site, le web analytics ne pourra pas vous aider à déceler les problèmes dans la navigation.

Pour en savoir plus sur cette hiérarchie et les composants de chaque étape, je vous recommande cet article “Growth-Driven Design : une hiérarchie simple pour prioriser les améliorations”.

Protocole pour tester un canal d’acquisition avant d’investir

Si la hiérarchie du GDD vous permet de prioriser les actions, il existe également des protocoles pour tester des tactiques “en échantillon” avant d’investir pleinement dans ces canaux d’acquisition.

L’une de mes préférées est le Bulleyes Framework, popularisée par Gabriel Weinberg, serial entrepreneur fondateur de DuckDuckGo, dans son livre “Traction”.

Cet article écrit par son concepteur vous en apprendra plus mais, pour résumer, il s’agit d’un protocole particulièrement recommandé aux startups et aux marques qui se lancent afin d’isoler le plus rapidement possible les meilleurs canaux d’acquisition en les testant d’abord.

Le point commun : data-first

C’est une phrase que nous martelons régulièrement depuis plusieurs mois : pilotez vos projets web par la data plutôt que par l’intuition ou “les bonnes pratiques du moment”.

Voilà qui clôt cette première série d’articles sur le webanalytics. Merci à vous d’avoir lu jusqu’ici.

J’espère que cette série vous a été utile. Si vous avez des questions, des remarques ou des commentaires, n’hésitez pas à me les envoyer ! J’y répondrai avec plaisir.

Vous voulez en apprendre plus sur Google Analytics ?

Je propose un guide gratuit à télécharger sur le sujet. En échange, je ne vous demande pas un centime, ni votre email : simplement de répondre à un court sondage anonyme (moins de 3 minutes). Ou de partager le guide autour de vous.

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Vous repartez avec une réponse personnalisée, et moi avec une occasion de compléter cet article.

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