Grammarly : mon avis après deux mois de test

Grammarly : mon avis après deux mois de test

Il y a quelques mois, j’ai accepté un nouveau job qui implique beaucoup plus de communication et de rédaction en anglais.

Formule toute bête :

Startup présente dans 5 pays = besoin de documentation et d’échanges écrits (slack, emails, etc.) en anglais.

Même si je me dépatouille approximativement en anglais (accent excepté : imaginez de l’anglais avec un accent ch’ti. Yep, exactement.) Même si je me dépatouille en anglais, donc, je fais quand même mon lot de fautes à l’écrit.

Les tournures, les accents, la grammaire, la ponctuation (cette histoire de virgule avant les « and ») sont autant de sujets que je ne maîtrise pas.

Toute cette longue introduction pour vous dire que j’ai souscrit il y a quelques mois à un abonnement Grammarly, le correcteur orthographique EN en ligne.

Voici mon retour d’expérience, en espérant que cela puisse vous aider à choisir si vous envisagez de souscrire vous aussi à ce service.

Avertissement avant de commencer : non je n’ai aucune action chez Grammarly. Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Parce que l’article qui suit va être somme toute assez élogieux (oui, pardon, spoiler alert). Mais, croyez-moi, l’outil le mérite : il répondait à 100 % de mes besoins et je n’ai pas été déçu jusqu’ici.

Grosso-modo, les points forts de l’outil :

1/ Des corrections claires et applicables

Ce serait un peu mon critère numéro 1, si j’avais une liste de critères pour choisir un outil de correction orthographique (ce qui ne m’arrive pas tous les mois).

Cela faisait plusieurs mois que je subissais les pubs Grammarly sur YouTube (forcément, je lis beaucoup de blogs en anglais sur le Content Marketing, d’où ce genre pubs), mais sans aucune envie de passer le pas.

Pour une raison tout bête : j’ai déjà testé par le passé un outil de correction orthographique (en français cette fois) et l’expérience m’avait bien refroidie. Je ne nommerai pas l’outil en question, parce que cette daube coûteuse était tout simplement inutilisable.

Le moindre texte de 300 mots me remontait près de 600 “corrections”, évidemment non-priorisées. L’impression d’avoir un intégriste de la langue française, perchée sur mon épaule, qui m’arrête à chaque mot parce que, d’après lui, “une discussion étymologique s’impose ici”.

Découverte plaisante donc que Grammarly (une fois passé le “bon, pas le choix, il faut bien que je choppe un outil en anglais”) qui est l’exact opposé de la daube sus-décrite : pragmatique et minimaliste.

Les corrections sont priorisées et leur importance est clairement indiquée : est-ce qu’il s’agit d’une faute grave ? Est-ce qu’il s’agit d’une “coutume” que je peux contourner sans vexer trop de monde ? Ou est-ce qu’il s’agit d’une remarque sur la tonalité globale ? Voire d’un conseil pour optimiser la lisibilité du texte ?

Et, puisque j’en parle, ces deux derniers points justement sont une fonctionnalité intéressante de l’outil.

2/ Les suggestions et le choix de la tonalité du contenu

Au moment de créer un document sur Grammarly, une petite pop-up apparaît et pose quelques questions rapides pour aider l’outil à comprendre le contexte du texte et la tonalité recherchée.

Est-ce que c’est plutôt sérieux et business ? Où est-ce qu’on part dans l’humour et le didactique ? En quelques clics, on peut régler le curseur, ce qui va permettre à l’outil de filtrer les recommandations en fonction du niveau de langue recherché. Et l’outil est capable de donner des conseils qui m’ont l’air pertinent dans ce sens.

Alors, ça n’a peut-être l’air de rien, mais le jour où l’un d’entre vous se met à commercialiser ce genre d’outil en français, faites-moi signe tout de suite parce que je souscris immédiatement.

3/ L’interface qui fait du bien aux yeux

Je reprends l’outil nauséabond dont je vous parlais plus haut, parce qu’il me servira à mettre en avant une autre force de Grammarly : l’interface de cet outil était plus proche du minitel ou des premières versions d’Universalis et d’Encarta sur CD, pour ceux qui ont connu.

A l’opposé, Grammarly joue la carte du minimalisme avec une interface beaucoup plus propre et plaisante à utiliser.

Qu’il s’agit de la version desktop, de la version en ligne ou de l’extension pour le navigateur (assez futée, au passage) qui accompagne le service.

4/ L’outil utilisable presque partout

Dernière comparaison avec l’outil navrant en français que j’avais testé et qui m’a profondément déçu (promis, après j’arrête) : l’outil en question était complètement inutilisable sur Google Drive. C’est plutôt bête étant donné que 90 % de ce que j’écris est sur Google Drive.

Le seul moyen d’utiliser ce correcteur était d’installer le logiciel sur l’ordinateur puis de copier-coller le texte dedans.

Manque de pot : cela faisait aussi sauter la plus grosse part de la mise en page.

Oui. “Haha”.

Comme vous vous en doutez probablement déjà : Grammarly, c’est tout l’inverse.

Pour commencer, l’extension pour navigateur est suffisamment intelligente pour se greffer automatiquement à Gmail et à Google Drive (merci Seigneur), mais elle est même capable d’intervenir sur des messages que vous avez commencé à rédiger sur d’autres services type Linkedin #LaClasse.

Et le bonus qui fait vraiment plaisir : si vous utilisez la version en ligne (en se connectant à leur site) ou la version desktop (à télécharger et installer sur l’ordi), vous pouvez copier-coller du texte dedans sans peur que toute la mise en page saute. Il y a des limites, bien sûr (les images ne passent pas), mais le résultat est déjà plus propre que bien des copier-coller que je peux faire entre Gmail et Word (au hasard).

5/ Quelques effets gadgets qui font plaisir

Alors, oui, bon, d’accord : c’est des détails. Mais, ce sont quand même deux éléments que j’ai personnellement bien appréciés sur cet outil et puisque c’est mon article, je fais un peu ce que je veux.

On est dans le plus pur superfétatoire, mais que voulez-vous moi j’adore ce genre de gadget.

Petit effet numéro 1 : l’e-mail automatique chaque semaine avec un récap’ à date de la manière dont vous avez utilisé l’outil jusqu’ici et qui en plus vous encourage à l’utiliser davantage.

Par exemple le nombre de mots que vous avez fait vérifier. Où la complexité moyenne du texte. Ou encore les erreurs que vous faites le plus souvent. Pratique pour se corriger ou encore (et là on atteint le summum de l’effet Kiss Cool), voir comment vous vous situez par rapport à la moyenne des autres utilisateurs du service.

Deuxième fonctionnalité (enfin pas vraiment mais vous allez voir ce que je veux dire) : le blog en anglais qui tacle pas mal de questions types que je peux me poser lorsque je rédige en anglais (depuis les tournures appropriées à un email pro jusqu’aux alternatives pour éviter d’utiliser toujours les mêmes expressions)

Oui, que voulez-vous : je bosse dans le Content Marketing. Donc quand je vois du Content Marketing bien fait, j’applaudis à deux mains.

Et sinon ? Il y a des défauts à remonter ?

Honnêtement : je n’en ai pas encore trouvé.

Si je veux vraiment chercher la petite bête je peux au maximum relever deux choses.

Primo, avec mon niveau en anglais, je n’ai aucun moyen d’évaluer la performance de l’outil : j’entends par là “à quel point est-ce que le niveau de correction est poussé par rapport aux alternatives qui existent”. Tout ce que je vois avec mon niveau de débutant, c’est à quel point il est facile et plaisant à utiliser.

Deuxio (et là, je rentre vraiment dans la chasse à la petite bête) : quand je reçois la newsletter hebdomadaire et que je vois que je me situe dans la moyenne haute des utilisateurs de l’outil, malgré le peu de mots que je saisis chaque semaine (oui, je suis pas Tolstoï non plus) j’ai un peu des doutes sur la quantité de clients qui utilisent le service aujourd’hui.

Je ressens cette même petite hésitation qu’à chaque fois que je souscris au service de n’importe quelle start-up : est-ce juste parce que le service “démarre” et en est à ses premiers utilisateurs (les “early adopters”, comme on dit dans le jargon) ? Est-ce que le service sera encore là l’année prochaine ?

Ceci dit, pour l’instant ça marche et (je pense que vous l’avez compris vu le reste de l’article) Grammarly tient ses promesses.

Et contrairement à un autre outil que je ne nommerai pas, il est dispo en version gratuite ce qui permet de le tester avant.

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